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Grèce – Suisse : présentation des Grecs
Le 15 octobre l’équipe Suisse de football affrontera la Grèce au Stade Karaiskaki de Pirée. Cet adversaire, favori du groupe, sera difficile à négocier. L’objectif est clair : ramener un point.
Comme déjà indiqué, la Grèce est la grande favorite et fait figure d’épouvantail dans ce groupe. Autant le dire tout de suite, le match qui attend la Nati ne sera pas seulement capital, il sera aussi décisif. Une défaite aura pour effet de voir s’éloigner définitivement la 2ème place de ce groupe. Les Suisses ont utilisé tous leurs jokers, il n’y a plus de marge d’erreur possible.
Faisons connaissance avec l’équipe de Grèce
Au classement FIFA, l’équipe de Grèce pointe à la 18ème position (septembre 2008, juste devant Israël). La Suisse pointe à la 43ème position. La Grèce compte une seule participation à la phase finale d’une Coupe du Monde (1994 aux Etats-Unis). Par contre, elle créa la surprise en remportant le Championnat d’Europe des Nations en 2004. Depuis ce titre, la Grèce a un double-visage. Premièrement, elle ne réussit pas à se qualifier pour la Coupe du Monde 2006 en Allemagne et ensuite, elle survole les qualifications en vue de l’Euro 2008 (elle sera la meilleure équipe de la phase qualificative avec 31 points) avant de se planter royalement lors de cet évènement (3 défaites, 1 seul but marqué pour 5 encaissés). Aujourd’hui, nous la retrouvons au tête du groupe 2 après avoir battu aisément le Luxembourg (3-0) et la Lettonie (2-0).
Des statistiques
Au jeu du face à face, la Suisse et la Grèce se sont affrontées à 10 reprises. Les helvètes ont remporté 5 matchs, ils en ont perdu 2 et ont fait match nul à 3 reprises. Le score total se monte à 13-10 pour la Suisse. Statistiquement la Suisse mène la danse. Retrouvez toutes ces statistiques sur le site de la Fifa. La dernière rencontre entre les 2 nations remonte au 31 mars 2004 en Grèce (match amical). Le match s’était soldé par une victoire grecque sur le score de 1-0 (résumé du match).
Faisons abstraction de la phase finale de l’Euro 2008 et concentrons-nous sur les 14 dernières rencontres officielle de la Grèce (qualification Euro 2008 et CM 2010), les Grecs ont gagné à 12 reprises, ils ont perdu à 1 fois (propre en ordre d’ailleurs, 4-1 en Grèce face à la Turquie) et ont fait 1 match nul (face à la Norvège). A domicile, ils ont gagné à 5 reprises et ont perdu donc 1 fois. En clair, ça semble être du lourd, les Suisses sont avertis. Cependant en poussant cette analyse un peu plus loin, nous constatons que les équipes rencontrées lors de ces campagnes qualificatives ne sont, et de loin, pas des cadors du football. En effet, ils ont battu Malte 5-0 (146ème classement FIFA), la Bosnie (75ème FIFA) difficilement 3-2, la Moldavie (65ème FIFA) difficilement encore 2-1, la Hongrie (62ème FIFA) 2-0 et la Norvège (39ème FIFA) 1-0. Leur seule défaite à domicile, et de quelle manière, est à mettre au mérite de la Turquie (13ème FIFA) qui a laminé la Grèce 4-1 (source : http://www.soccerstat.net/). La Suisse peut ramener un point et elle le devra si elle souhaite rejoindre l’Afrique du Sud. La mission n’est de loin pas impossible.
Les joueurs grecs
La sélection grecque est dirigée par Otto Rehhagel depuis 2001. Ci-dessous la liste des joueurs grecs. La majorité de ceux-ci évoluent en Grèce (14), les autres jouent en Allemagne (4), en Espagne (2), en Angleterre (1), en Ecosse (1) et au Portugal (1).
Le joueur-clé de la Grèce est Ángelos Charistéas qui joue aujourd’hui en 2.Bundesliga (à Nuremberg avec Gygax…). Celui-ci a même finit meilleur buteur de l’Euro 2004 et a été le seul buteur grec de l’Euro 2008. Plusieurs internationaux grecs côtoient des internationaux suisses en club. A savoir Zheofánis Ghékas qui joue avec Barnetta à Leverkusen, Ioánnis Amanatídis et Sotírios Kyriákos qui jouent avec Spycher à Francfort.
| Joueurs | Date de Naissance | Sélections (buts) | Club |
|---|---|---|---|
| Konstantínos Chalkiás | 30 mars 1974 (34 ans) | 15 (0) | Aris Salonique |
| Antónios Nikopolídis | 14 octobre 1971 (36 ans) | 87 (0) | Olympiakos Le Pirée |
| Aléxandros Tzórvas | 12 août 1982 (25 ans) | 0 (0) | OFI Crète |
| Paraskevás Ántzas | 18 août 1976 (31 ans) | 24 (0) | Olympiakos Le Pirée |
| Traïanós Déllas | 31 janvier 1976 (32 ans) | 42 (1) | AEK Athènes |
| Yánnis Goúmas | 24 mai 1975 (32 ans) | 45 (0) | Panathinaikos |
| Sotírios Kyriákos | 4 juillet 1979 (28 ans) | 38 (4) | Eintracht Francfort |
| Chrístos Patsatzóglou | 19 mars 1979 (29 ans) | 29 (1) | Olympiakos Le Pirée |
| Níkos Spyrópoulos | 10 octobre 1983 (24 ans) | 5 (0) | Panathinaikos |
| Vasílis Torosídis | 10 juin 1985 (22 ans) | 13 (0) | Olympiakos Le Pirée |
| Loukás Výntra | 5 février 1981 (27 ans) | 18 (0) | Panathinaikos |
| Yoúrkas Seïtarídis | 4 juin 1981 (26 ans) | 56 (1) | Atlético de Madrid |
| Ángelos Basinás | 3 janvier 1976 (32 ans) | 88 (7) | Real Majorque |
| Yórgos Karagoúnis | 6 mars 1977 (31 ans) | 73 (6) | Panathinaikos |
| Stélios Yannakópoulos | 12 juillet 1974 (33 ans) | 75 (12) | Bolton Wanderers |
| Aléxandros Tziólis | 13 février 1985 (23 ans) | 8 (0) | Panathinaikos |
| Kóstas Katsouránis | 21 juin 1979 (28 ans) | 46 (6) | Benfica Lisbonne |
| Ioánnis Amanatídis | 3 décembre 1981 (26 ans) | 26 (3) | Eintracht Francfort |
| Ángelos Charistéas | 9 février 1980 (28 ans) | 65 (18) | FC Nuremberg |
| Níkos Lyberópoulos | 4 septembre 1975 (32 ans) | 59 (13) | AEK Athènes |
| Theofánis Ghékas | 23 mai 1980 (27 ans) | 27 (6) | Bayer Leverkusen |
| Dimítris Salpingídis | 10 août 1981 (26 ans) | 21 (1) | Panathinaikos |
| Yeóryos Samarás | 21 février 1985 (23 ans) | 18 (3) | Celtic Glasgow |

